Autour du 8 Mars
Mobilisons-nous pour les droits des femmes et l’égalité



Autour du 25 novembre
| Le 25 novembre est la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Ces violences – physiques, psychologiques, économiques, sexuelles ou administratives – touchent des centaines de milliers de femmes chaque année en France. |
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- 230 000 femmes déclarent des violences sexuelles chaque année.
- 1 femme sur 2 a déjà subi des propos ou comportements sexistes.
- Une femme victime de violences conjugales fait en moyenne 7 tentatives avant de quitter son agresseur.
(Source : Ministère des Solidarités, 2024) |
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| Cette journée rappelle l’importance de prévenir, repérer, protéger et accompagner les femmes et leurs enfants. En Ariège, le CIDFF accompagne toute l’année les victimes et intervient auprès des professionnel·les, à travers des actions de prévention, de formation et de sensibilisation, afin de renforcer la qualité de l’accueil, de l’écoute, de l’orientation et de l’accompagnement des personnes victimes de violences. | Situation des violences conjugales en 2024. (Info rapide n°56 – Ministère de l’Intérieur, octobre 2025) En 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences conjugales, un niveau quasi stable par rapport à 2023 (+0,4 %). Entre 2016 et 2023, les signalements avaient doublé, dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration de l’accueil des victimes. - 84 % des victimes sont des femmes
- 85 % des mis en cause sont des hommes
- 2/3 des faits relèvent de violences physiques
- 30 % des victimes déclarent des violences antérieures à l’année enregistrée
- Départements les plus touchés : Pas-de-Calais, La Réunion, Nord, Somme, Seine-Saint-Denis
Selon l’enquête VRS 2023, seule 1 victime sur 6, dépose plainte, les violences conjugales restent fortement sous-déclarées. |
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| Les féminicides au sein du couple : un fléau toujours présent |
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| Selon la Lettre n°22 de l’Observatoire national des violences faites aux femmes (février 2025) – 190 décès ont été recensés en 2024 dans le cadre de violences au sein du couple, dont 107 femmes tuées par leur (ex-)conjoint. Dans 9 cas sur 10, les faits ont eu lieu au domicile, et plus de la moitié des auteurs agissaient dans une logique d’emprise et de contrôle. |
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| 94 enfants sont devenus orphelin·es à la suite de ces drames. Ces chiffres rappellent l’importance de poursuivre la mobilisation collective et de renforcer la prévention et la protection des victimes. >> Lire la lettre 22 de l’Observatoire national des violences faites aux femmes | Le SSMSI et le SSER ont publié l’édition n° 203 d’Infostat Justice dédié à la traite et l’exploitation des êtres humains à travers un état des lieux statistique. On recense environ 2100 victimes de traite ou d’exploitation enregistrées en 2024. Parmi les victimes, 63% sont des femmes et 22,9% sont mineur(e)s. Ces femmes représentent la grande majorité des victimes de proxénétisme recensées (96,4%) alors que dans l’exploitation au travail, la proportion de femmes victimes est beaucoup plus faible (35%). |
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| Bien que le nombre de victimes soit stable en 2024 par rapport aux années précédentes, on retrouve un rajeunissement des victimes, notamment pour le proxénétisme, où la part des victimes de moins de 20 ans est passée de 23% en 2016 à 49% en 2024. Ces chiffres sont à relativiser sachant que les données proviennent essentiellement des services de police et de gendarmerie et qu’ils ne prennent pas en compte les cas invisibles. >> Retrouvez l’édition complète |
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Le 25 novembre, c’est toute l’année !

8 ans après #MeToo, quel accompagnement pour les victimes ?
En France, les femmes sont victimes d’au moins 210 000 viols ou de tentatives de viol chaque année.
Si la récente inscription du non-consentement dans la définition pénale du viol est une avancée féministe immense, elle doit s’accompagner de mesures fortes pour véritablement passer d’une culture du viol à une culture du consentement.
Cela doit notamment passer par un meilleur accompagnement des victimes.
Un an après le procès Pélicot qui a mis en lumière la persistance de la culture du viol en France, et dans un contexte post #MeToo, de persistance des inégalités femmes-hommes et de hausse des mouvements masculinistes, le combat pour l’égalité et contre les violences sexistes et sexuelles demeure une exigence absolue.
25 novembre: Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes




8 ans après #MeToo et un an après le procès Pélicot, la notion de non-consentement est enfin inscrite dans la définition pénale du viol !
Cette victoire est le fruit d’une mobilisation collective et féministe. C’est une avancée majeure qui permet d’inscrire dans le marbre qu’un rapport sexuel non consenti est un viol.
Concrètement, ça signifie quoi ?
En pratique, cela veut dire que la loi ne part plus du principe que le consentement est donné tant qu’il n’y a pas de violences mais bien que tout acte sexuel est non consenti tant qu’il n’est pas clairement autorisé. Ce qui caractérise l’infraction n’est donc plus la violence mais l’absence de consentement.
C’est une évolution nécessaire qui pourra permettre aux victimes ne se reconnaissant pas dans les exigences de “violences, contraintes, menaces ou surprises” de se reconnaître davantage dans cette nouvelle définition. Cette loi a aussi une valeur pédagogique puisqu’elle est davantage alignée avec les préconisations portées par les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
EVARS: Éduquer à la vie affective, relationnelle et sexuelle

Une Obligation légale pour l’École.
La loi du 4 juillet 2001 prévoit que tous les élèves bénéficient d’au moins trois séances annuelle d’EVARS durant leur scolarité. Ces séances visent à transmettre une vision égalitaire des relations femmes-hommes et le respect du corps. En pratique, moins de 15% des élèves en bénéficient aujourd’hui.L’adoption d’un programme national en 2025 pose le cadre de la mise en œuvre de ces séances.
Groupe de parole pour femmes victimes de violences conjugales

Destiné aux femmes victimes de violences au sein du couple afin de mieux comprendre les mécanismes de violences et l’impact sur la vie personnelle et sur les enfants.
PSP: Parcours de Sortie de Prostitution

La prostitution est une forme de violence dont les femmes sont les premières victimes, et de plus en plus de mineurs essentiellement des filles. On parle aujourd’hui d’exploitation sexuelle.
Depuis 2016, la loi ( n°2016-444 du 13 avril 2016 ) réprime pénalement non plus les prostitué.es en mettant fin au délit de racolage mais les clients et les proxénètes et prévoit un système de protection et
d’accompagnement des victimes.
Le CIDFF de l’Ariège est habilité par la préfecture à mettre en œuvre, dans notre département, en lien avec les partenaires locaux institutionnels, une politique de prévention et d’information sur la prostitution et d’accompagner les victimes de prostitution, notamment dans le cadre d’un parcours de sortie de prostitution.
La prostitution et l’entrée en prostitution sont protéiformes : michetonnage, pigeonnage, sugar dating, escorting, lover-boy, cam-girl, cam-boy… mais aussi réseaux mafieux de traite des êtres humains à visée d’exploitation sexuelle dont sont principalement victimes des femmes souvent d’origine étrangère.
Le CIDFF accompagne des femmes victimes d’exploitation sexuelle et les aide à sortir de la prostitution en leur proposant un parcours d’insertion sociale et professionnelle, un accompagnement juridique et
psychologique.
Il sensibilise également le public par des action d’information, notamment auprès des jeunes et forment les professionnels.
Nous travaillons en étroite collaboration avec l’amicale du Nid 31.
FAMI: Fonds Asile Migration Intégration

Avec le FAMI, l’Europe s’engage pour l’accompagnement des ressortissants de pays tiers.
Le CIDFF de l’Ariège participe au dispositif FAMI (Fonds Asile Migration Intégration) afin d’agir pour l’intégration des femmes immigrées et lutter contre les discriminations.
L’objectif est d’accompagner à l’autonomie sociale en luttant contre l’exclusion et les facteurs de vulnérabilité par une approche globale des problématiques à travers des ateliers collectifs et des accompagnements individuels.
Dans le but que les femmes immigrées puissent:
- Progresser dans la maîtrise de la langue française orale et écrite
- Connaître les valeurs et principes de la République Française
- Accéder à ses droits
- être accompagnées dans leur vie professionnelle.
Pour plus de renseignements, merci de nous contacter par mail avec la fiche contact ou par téléphone au 05 61 02 81 77
Ateliers d’accompagnement et de soutien pour femmes victimes de violences sexistes et sexuelles

Le CIDFF de l’Ariège propose tout au long de l’année des:
– Ateliers animés par des prestataires extérieurs :
- Atelier de sophrologie, le vendredi tous les 15 jours : Gestion du stress et de l’anxiété, régulation émotionnelle et mentale, détente musculaire, relaxation. Atelier animé par une sophrologue et animatrice Yoga. Lieu: CIDFF
- APA: Activité Physique Adaptée: des séances d’activité physique adaptée, encadrées par des enseignantes en APA diplômées, pour reprendre possession de son corps, l’accepter et mieux le comprendre / fixer ses propres limites / utiliser l’activité physique pour mieux gérer ses émotions / apprendre à se fixer des objectifs / encourager une activité physique plus régulière en autonomie notamment en intégrant les bénéficiaires dans un dispositif sport santé: 1 atelier hebdomadaire et 1 bilan santé en amont réalisés par une professeure d’activité physique adaptée.. Lieu: CAPS’A de Varilhes
- Groupe de Parole, une fois par mois de 18h à 20h: Ce groupe est dédié aux femmes victimes de violences au sein du couple quelle que soit leur situation. Il est animé par une psychologue et notre juriste. Il permet de mieux comprendre les mécanismes des violences, l’impact sur les victimes et les enfants, de créer un lien d’entraide mutuel et de solidarité. Lieu: CIDFF
– Accompagnements psychologiques réalisés par une psychologue libérale. Lieu: CIDFF