



8 ans après #MeToo et un an après le procès Pélicot, la notion de non-consentement est enfin inscrite dans la définition pénale du viol !
Cette victoire est le fruit d’une mobilisation collective et féministe. C’est une avancée majeure qui permet d’inscrire dans le marbre qu’un rapport sexuel non consenti est un viol.
Concrètement, ça signifie quoi ?
En pratique, cela veut dire que la loi ne part plus du principe que le consentement est donné tant qu’il n’y a pas de violences mais bien que tout acte sexuel est non consenti tant qu’il n’est pas clairement autorisé. Ce qui caractérise l’infraction n’est donc plus la violence mais l’absence de consentement.
C’est une évolution nécessaire qui pourra permettre aux victimes ne se reconnaissant pas dans les exigences de “violences, contraintes, menaces ou surprises” de se reconnaître davantage dans cette nouvelle définition. Cette loi a aussi une valeur pédagogique puisqu’elle est davantage alignée avec les préconisations portées par les programmes d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.